Après six jours d’interrogatoire sans fin dans un lieu secret, Boualem Sansal a été transféré devant le tribunal. Accusé de terrorisme, d’espionnage et d’atteinte à la sûreté nationale, l’écrivain a été condamné en moins de cinq minutes par un juge sans avocat : cinq ans de prison ferme, une amende astronomique, l’expulsion du pays et la perte de sa nationalité.
Incarcéré à Koléa, la plus grande prison d’Afrique, il a vécu des jours marqués par des conditions extrêmes. Son épouse, Naziha, lui a offert un soutien inébranlable en visitant quotidiennement son lieu de détention et en témoignant de ses émotions. Malgré un cancer diagnostiqué durant sa captivité, Sansal a bénéficié d’une prise en charge médicale dans une unité pénale hospitalière, révélant ainsi l’importance des soins à proximité.
Son récit, nourri de poésie et d’écriture inspirée par Victor Hugo ou Verlaine, a permis de survivre aux épreuves du pouvoir. L’absence d’appui politique, notamment par les partis de gauche, a exacerbé son isolement, mais un réseau de soutien civil et journalistique lui a permis de continuer à écrire malgré l’oppression.
Maintenant libre, Boualem Sansal prévoit de publier son ouvrage avec Gallimard dans le 7e arrondissement de Paris. Son histoire montre que la résistance, même face à des systèmes de répression, peut être plus forte que les menaces.