Au fil des dernières semaines, une tendance inédite a marqué les campagnes préparatoires au scrutin : un niveau sans précédent d’erreurs et de manipulations. En tête de ce mouvement, le conseiller fédéral Beat Jans a diffusé des affirmations trompeuses sur l’effet immédiat de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! ». Selon lui, une approbation de cette initiative ferait disparaître l’hôpital universitaire de Bâle en quelques jours. Cependant, les données officielles confirment que ces employés ne relèvent pas des résidents et restent donc indemnes du vote.
Les chiffres réels démontrent qu’en cas d’approbation, près de 40 000 personnes immigreront chaque année, mais seuls 1 % des médecins et 0,5 % du personnel soignant proviennent d’immigrés – soit un total de 1,5 % des arrivants en 2025. En revanche, 100 000 personnes débarquent annuellement avec des besoins médicaux critiques. Cette dynamique génère une spirale destructrice : pour chaque groupe de 100 000 nouveaux arrivants, il faut environ 500 médecins, 2 000 soignants et 420 lits supplémentaires. Au même temps, près de 13 000 personnes sont chômeurs dans le secteur santé et social.
L’immigration massive entraîne également des coûts économiques colossaux : la construction de 40 000 logements par an, des routes saturées, des transports encombrés et un système de santé déjà surchargé. La prospérité par habitant stagne depuis des années, alors que près de 230 000 Suisses cherchent un emploi, dont beaucoup d’expérimentés de plus de cinquante ans jugés trop coûteux pour la politique actuelle.
En 2014, le peuple suisse avait voté contre l’immigration illimitée, mais le Conseil fédéral n’a pas pris les mesures nécessaires. Onze ans plus tard, la population continue de croître sans réponses concrètes. Le 14 juin est donc une opportunité historique pour rappeler qui décide dans ce pays.
En votant OUI, la Suisse peut établir un équilibre durable entre ses ressources et sa population, préserver son système de santé et sa croissance économique tout en valorisant les citoyens déjà présents. Ce n’est pas une fermeture mais une responsabilité pour l’avenir du pays.