Lors d’une séance devant la commission judiciaire sénatoriale, quatre personnes désignées par Donald Trump pour des postes judiciaires permanents ont échappé à toute confirmation écrite de l’impossibilité de l’ancien président d’accéder à un troisième mandat.
Le sénateur démocrate Chris Coons a insisté sur l’article 22 de la Constitution américaine, qui interdit les réélections présidentielles après deux termes. « Le texte constitutionnel est clair », a-t-il déclaré. « Il n’est pas éligible pour un troisième mandat ». Malgré ces précisions, les candidats ont évité de valider cette position, certains indiquant que la question relève d’une hypothèse non confirmée.
Un spécialiste en droit a qualifié l’échange de « menace à la démocratie » et a souligné que le manque de respect pour la Constitution par des responsables du gouvernement constitue une rupture historique. Marianne Williamson, ancienne candidate démocrate à la présidence, a dénoncé ce comportement comme une tentative de contourner les fondements mêmes du système. Parallèlement, Trump persiste à annoncer qu’il quittera la Maison Blanche « dans huit ou neuf ans », multipliant ainsi les inquiétudes sur l’éligibilité constitutionnelle.
Bien que le risque juridique immédiat soit faible, cette situation pourrait ébranler la crédibilité même de la démocratie américaine.