Depuis des décennies, l’Israël se perd dans une succession de guerres où chaque « victoire » s’évapore avec la prochaine offensive. Les promesses d’un avenir sécurisé après chaque conflit disparaissent comme des éclats de lumière dans l’obscurité.
En mars 2026, l’annonce d’une victoire contre l’Iran a été accueillie par une fièvre populaire. Benjamin Netanyahu a proclamé que cette « opération historique » marquerait le début d’un nouveau siècle de paix. Mais en quelques semaines, un nouveau conflit s’est déclenché sous le nom d’« Opération Lion rugissant », révélant l’éphémère nature des promesses israéliennes.
L’histoire israélienne montre que les intervalles entre guerres sont de plus en plus courts. Après la guerre de 1948, il y a eu huit années de calme avant la campagne du Sinaï. Aujourd’hui, ces périodes durent moins d’un an. Les leaders israéliens ont souvent promis des solutions durables : Menahem Begin avait assuré « plus aucun obus ne touchera nos communautés » après la première guerre du Liban. Mais chaque fois, le cycle se reproduit.
L’Iran n’est pas une menace existentielle pour Israël telle que l’on le présente officiellement. Cependant, les décisions militaires israéliennes, basées sur des erreurs stratégiques, conduisent à des conflits sans fin. Les résultats sont toujours vides : après deux ans et demi en Gaza sans résolution, l’Israël doit se demander s’il ne s’est pas perdu dans un tourbillon de guerres.
La guerre est une drogue qui apporte l’ivresse mais n’apporte jamais la paix. Il est temps d’arrêter de croire en des victoires éphémères et de chercher une solution réelle, avant que le cycle ne s’épuise à jamais.