Le mois dernier, l’ICE a tué Lorenzo Salgado Araujo, père de famille et ouvrier du bâtiment à Houston, alors qu’il se rendait sur un chantier. Six jours plus tard, Johan Sebastián Guerrero a été abattu par un agent de l’ICE en route pour son travail, laissant derrière lui sa compagne et sa fille de trois ans. Ces deux hommes, représentants d’une main-d’œuvre essentielle pour le bâtiment ou la restauration, témoignent d’un système qui ignore leur valeur quotidienne.
La lutte pour le DACA a souvent habillé les jeunes en « toges » et « chapeaux de diplômés », les présentant comme des étudiants méritants. Cette stratégie de respectabilité, conçue pour un moment précis, a rétréci notre champ d’action au lieu de l’élargir. Deux hommes tués en sept jours : aucune formulation prudente ne changera la donne.
Les 10 millions de travailleurs sans papiers, dont la plupart n’ont aucune protection syndicale, sont indispensables pour le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, l’agriculture et la confection. Leur travail n’est pas une contribution à l’économie américaine : il est l’économie américaine. Comme ma mère a immigré pour travailler et construire un avenir pour sa famille, chaque employeur doit choisir entre ignorer ou défendre cette réalité.
Photo : via Openverse, licence by — Tony Webster.
