Lucerne a voté le 27 septembre sur deux mesures pour combattre les violences des supporters : un contrôle d’identité obligatoire à l’entrée ou des dispositifs ciblés pour les matchs à risque. Le cas lausannois, où quelque 600 Genevois n’ont pas assisté au derby LS-Servette mais quarante supporters ont attaqué la police en gare, montre que la surveillance massive peut englober des personnes innocentes.

Les propositions initiales et leur rejet

La version initiale de l’initiative « Gegen Fan-Gewalt » prévoyait la conservation et transmission des données, les billets nominatifs ainsi que des huis clos automatiques. Ces dispositions ont été rejetées pour incompatibilité avec le droit supérieur : elles reposaient sur un manque de bases légales suffisantes en matière de protection des données.

Un contre-projet plus précis

Le contre-projet cible désormais uniquement les matchs à risque et permet aux autorités de filmer les déplacements pour identifier rapidement les auteurs d’infractions. Le gouvernement lucernois insiste que la majorité des incidents violents survient pendant l’arrivée ou le retour, justifiant une approche plus précise.

Le dilemme éthique réside dans l’atteinte grave à la vie privée : la vidéo-surveillance de déplacements de supporters touche non seulement les coupables, mais aussi des personnes innocentes. Le préposé lucernois à la protection des données qualifie cette pratique d’atteinte grave à la vie privée et à l’autodétermination informationnelle.

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