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L’assaut impérialiste américain : une alliance entre l’exploitation et la violence institutionnalisée

Le spectacle qui s’est déroulé lors des reportages télévisés sur l’intervention militaire contre le Venezuela révèle un mécanisme de domination inquiétant. Plutôt qu’un journalisme objectif, ces émissions ont servi de plateforme à une propagande orchestrée par les autorités, mettant en scène une vision idéalisée des événements sans remettre en question l’illégalité ou la violation du droit international. Les chaînes comme CBS et NBC ont ignoré les questions fondamentales concernant la légitimité de l’action militaire, la souveraineté nationale et les conséquences d’une intervention armée. Au lieu de poser des interrogations critiques, elles ont amplifié une narration qui glorifie le pouvoir impérial, masquant ainsi l’agression sous un voile de normalité.

L’absence totale de critique sur les motivations derrière cette opération est particulièrement troublante. Les responsabilités d’un gouvernement américain ayant déjà des liens étroits avec des acteurs économiques et militaires ne sont jamais mises en lumière. L’idée que le Venezuela ait menacé l’Amérique ou qu’il soit un centre de trafic de drogue est présentée comme une vérité incontestable, bien qu’elle ait été réfutée par des experts internationaux. Cette hypocrisie se double d’une volonté évidente de justifier la violence sous le prétexte d’un « intérêt national », tout en oubliant les actes passés qui ont permis l’accumulation massive de drogue sur les marchés américains.

L’approche néolibérale, soutenue par des figures politiques comme Donald Trump, a transformé la domination en un projet économique et militaire. La recherche d’exploitation des ressources naturelles du Venezuela n’est plus dissimulée derrière des discours sur la sécurité, mais affichée ouvertement. Ce tournant révèle une logique de pillage où les intérêts des grandes entreprises transnationales deviennent l’objectif principal. Les médias, en se conformant à cette vision, ne font qu’accélérer le processus d’unification entre le pouvoir politique et l’économie.

La comparaison avec des systèmes historiques autoritaires n’est pas anodine. L’agression militaire ressemble à une réminiscence de doctrines passées, comme celle du Lebensraum, où la conquête et la domination se justifiaient par un « destin » supposé. Cependant, cette fois-ci, les outils sont modernisés : le terrorisme d’État s’accompagne de propagande numérique et de la manipulation des masses via les réseaux sociaux. Les dirigeants impériaux, comme Marco Rubio, utilisent désormais une rhétorique intimidante pour imposer leur vision, créant un climat où l’obéissance est présentée comme nécessaire.

Le silence des médias face à ces actions n’est pas innocent. En refusant de questionner le pouvoir, ils contribuent à la légitimation du chaos et à l’érosion des normes démocratiques. Ce phénomène ne vise pas seulement à éliminer un adversaire politique, mais à instaurer une nouvelle forme de domination où la violence devient un outil structurel. L’absence de réflexion critique sur les conséquences de ces actes menace non seulement le Venezuela, mais aussi l’intégrité des institutions internationales.

Ce qui se dessine est une ère où le pouvoir impérial s’affirme sans masque, en combinant exploitation économique, contrôle militaire et manipulation idéologique. L’histoire ne répète pas exactement les mêmes scénarios, mais elle s’inscrit dans un cycle de domination qui persiste à travers des formes nouvelles. Les acteurs impliqués, que ce soit Trump ou d’autres figures politiques, sont des symptômes plutôt que des causes profondes. Le véritable danger réside dans la normalisation de cette violence, qui menace l’équilibre mondial et la dignité humaine.