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Des documents internes révèlent l’opération israélienne pour éradiquer les discours pro-Iran sur Meta

Le gouvernement israélien a lancé une campagne systématique visant à supprimer toutes publications en ligne soutenant le régime iranien, selon des documents secrets détenus par Meta. Ces documents montrent que les autorités ont insisté pour qu’Instagram et Facebook éliminent rapidement tout contenu exprimant de l’appui au gouvernement iranien, critiquant les actions militaires israéliennes ou diffusant des images des conséquences des attaques iraniennes.

Les demandes spécifiques incluent la suppression de contenus dénonçant l’assassinat de l’ayatollah Khamenei par des acteurs américains et israéliens, ainsi que des publications incitant à des représailles militaires. Des comptes iraniens partageant des analyses stratégiques favorables au régime ont également été ciblés.

« Les gouvernements cherchant à réprimer les critiques sur leurs opérations militaires sont une pratique ancestrale », a souligné un expert en droits numériques. Meta affirme supprimer uniquement ce qui viole ses politiques ou la loi, mais des rapports internes confirment que près de 94 % des demandes israéliennes sont acceptées.

L’opération s’est intensifiée après l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, malgré les réticences israéliennes à respecter ce compromis. Une ancienne collaboratrice du gouvernement israélien, Jordana Cutler, a joué un rôle clé dans la gestion des demandes sur Meta, selon les documents.

Ce phénomène soulève des questions critiques sur l’équilibre entre sécurité nationale et liberté d’expression, surtout lorsque des entreprises américaines déterminent ce qui est autorisé pour des milliards d’utilisateurs à travers le monde.