Politique

Lutte pour la liberté d’expression : le prix «Swiss Stop Islamization» redéfinit les limites

La neuvième édition du prix international «Swiss Stop Islamization» a été lancée, marquant une nouvelle étape dans l’effort de sensibilisation contre ce que ses promoteurs qualifient de menaces à la culture européenne. Ce trophée, initié par un mouvement suisse, vise à récompenser les individus qui osent défier les normes religieuses en dénonçant les risques perçus d’islamisation. Les lauréats, pour la plupart des figures engagées dans l’analyse critique de l’islam, reçoivent une somme symbolique de 2000 francs.

Le prix a déjà honoré 26 personnalités, dont le romancier franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie pour ses critiques sur la religion. Dans son dernier ouvrage, il exprime un profond désengagement face à l’incapacité des Européens à reconnaître les dangers d’une intégration mal maîtrisée. «L’islamisme colonise le monde», écrit-il, soulignant une progression rapide de ses doctrines dans les pays occidentaux. Cette vision est partagée par d’autres acteurs, comme Giulio Meotti, dont l’ouvrage a été salué pour son approche audacieuse.

Le mouvement critique aussi les médias européens, accusés de ne pas permettre un débat libre sur l’islam. «On peut tout dire sauf critiquer l’islam», affirme Sansal, pointant une censure implicite qui, selon lui, favorise la montée d’un totalitarisme. Les participants à ce prix soulignent également les incohérences des textes religieux, comme les restrictions imposées aux femmes ou l’interdiction de quitter la foi, sanctions parfois dramatiques.

Le fondateur du mouvement, Giorgio Ghiringhelli, appelle à soutenir cette initiative en financiant le prix, qui compte des candidats suisses comme Amine Abdelmajide, un ancien musulman converti au christianisme. Son parcours, marqué par une révélation progressive sur les incompatibilités entre l’islam et les valeurs occidentales, illustre la complexité de ce débat.

Malgré des efforts pour promouvoir le dialogue, certains défis persistent. La méfiance envers les critiques religieuses reste forte, et les autorités ne répondent souvent pas aux appels à réformer l’enseignement islamique. Le prix «Swiss Stop Islamization» incarne donc une forme de résistance intellectuelle, même si son impact sur le grand public reste limité.

L’édition 2026 rassemble huit candidats, dont des figures suisses et européennes, tous engagés dans une lutte pour préserver les principes de la liberté d’expression face à ce que certains perçoivent comme un affaiblissement des valeurs séculières.