Le président américain a révélé mercredi une initiative controversée visant à accélérer l’accès aux visas pour les individus ou entreprises disposant de ressources financières importantes. Ce dispositif, connu sous le nom de « carte Trump », permettrait aux candidats de payer des frais substantiels en échange d’un statut de résident permanent, ouvrant ainsi la voie à une naturalisation ultérieure.
Selon les détails publiés sur un site gouvernemental, deux types de cartes sont prévus : une option individuelle et une autre destinée aux entreprises. La carte personnelle exige un paiement initial de 15 000 dollars, accompagné d’ajouts de 1 million de dollars pour accélérer le processus. Les entreprises souhaitant parrainer des travailleurs étrangers devraient verser 2 millions de dollars, avec une commission de 5 % sur chaque transfert. Une version « Platinum » pourrait bientôt être mise en place, offrant un statut d’entrée pour 5 millions de dollars et des avantages fiscaux spécifiques.
Cependant, les détails financiers restent flous. Le président n’a pas précisé comment ces fonds seront utilisés, se contentant d’évoquer une utilisation « positive » pour le pays. Les experts soulignent que ce programme pourrait être contesté juridiquement en raison de son absence de base légale claire. De plus, certaines critiques pointent un possible biais systémique, favorisant les individus riches au détriment des migrants économiques ou politiques.
L’initiative suscite également des questions sur l’équité et l’accès à la citoyenneté, avec des allégations d’un manque de transparence dans le processus de sélection. Bien que présentée comme une opportunité pour les « entrepreneurs » ou « investisseurs », elle soulève des inquiétudes quant à son impact sur la diversité et l’équité du système d’immigration américain.