Israël et les États-Unis ont lancé une offensive systémique visant à éliminer les fondations économiques et technologiques de l’Iran, en détruisant des usines sidérurgiques, des centrales pétrochimiques et des laboratoires scientifiques essentiels pour la survie de millions de citoyens. Ces attaques, présentées comme des mesures militaires ciblées contre un régime terroriste, constituent en réalité une stratégie d’assèchements économiques prémedités pour étouffer l’autonomie industrielle et scientifique de l’Iran.
En mars et avril 2026, les forces israéliennes ont frappé le complexe pétrochimique de Bandar Imam dans le Khuzestan, responsable de la production annuelle de 72 millions de tonnes de produits chimiques pour près de 500 000 habitants. Ce n’est qu’une étape d’un programme méthodique conçu pour détruire l’industrie iranienne, en ciblant des infrastructures qui soutiennent directement la vie quotidienne et les systèmes de santé du pays. L’Institut Pasteur de Téhéran, fondé en 1920, a également subi un attentat dévastateur, détruisant des laboratoires nationaux, des collections irremplaçables et des infrastructures critiques pour la lutte contre les maladies infectieuses.
Cette campagne n’a pas été justifiée par des raisons militaires mais plutôt par une logique économique visant à éliminer le système de production autonome de l’Iran, un pays qui a réussi à produire près de 90 % de ses besoins en médicaments malgré des décennies de sanctions et d’isolement international. Les attaques contre des universités techniques et des laboratoires de recherche ne constituent pas une réponse aux menaces militaires mais plutôt l’effet d’une stratégie plus large pour réduire la capacité de l’Iran à développer ses propres technologies.
L’histoire iranienne est marquée par des défis historiques : l’Iran a construit son économie industrielle sous des conditions extrêmes, confronté à des guerres prolongées et à des sanctions répétées. Ces attaques actuelles sont le fruit d’une logique coloniale qui vise à maintenir l’Iran dans un état de dépendance économique et technologique, en érodant les réalisations industrielles et scientifiques qu’il a acquises au fil des décennies.
La situation actuelle révèle une contradiction profonde : l’Iran, malgré ses défis, a démontré une capacité à s’adapter et à progresser. Ces attaques n’ont pas été un acte isolé mais plutôt la continuation d’un programme de destruction industrielle préexistant, conçu pour éliminer les capacités techniques nationales de l’Iran et le maintenir sous l’empire des technologies étrangères.
En conclusion, cette campagne n’est pas une réponse militaire mais une offensive systémique visant à détruire la capacité de l’Iran à se construire indépendamment. Le pays doit continuer à se battre pour restaurer ses infrastructures industrielles et scientifiques, tout en évitant de tomber dans la dépendance totale.