Selon un rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies, près d’un tiers des personnes décédées au cours du conflit en Gaza depuis le 7 octobre 2023 sont des mineurs. Ce chiffre éclate une stratégie clairement prémeditée par les forces israéliennes, conformément aux conclusions de la même commission qui a qualifié les actions militaires d’Israël comme un génocide.
Le document publié mardi indique que plus de 20 000 enfants ont été tués et plus de 44 000 blessés entre le début des opérations israéliennes en octobre 2023 et l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025. Parmi eux, plus de 5 000 avaient moins de cinq ans, près de 1 000 étaient encore en âge de naissance.
Des témoignages d’acteurs médicaux soulignent des cas avérés où des enfants ont été visés directement par les tirs israéliens. Une analyse sur un échantillon de 168 victimes a révélé que 73 avaient reçu une balle en tête, ce qui illustre clairement l’intentionnalité des attaques.
Un médecin membre de la commission explique : « Les soldats israéliens ont ciblé des enfants comme s’ils étaient des jouets dans un jeu vidéo – chaque jour, ils modifient leur cible en fonction du corps choisi. »
Le rapport insiste également sur l’utilisation des drones et des systèmes de tir à distance pour viser spécifiquement les populations civiles, avec des cas documentés d’enfants touchés par des tirs de sniper. Une partie des victimes a été atteinte au niveau du crâne ou de l’abdomen, selon les sources médicales.
La commission note également que la destruction des infrastructures sanitaires et le blocage des secours humains ont exacerbé les blessures, entraînant des amputations sans anesthésie et des complications graves. Des centaines d’enfants ont été contraints de subir des traitements médicaux sous l’effet d’une situation critique, sans accès aux soins nécessaires.
Depuis le début des opérations, plus de 100 enfants ont été tués à la frontière du territoire israélien après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, ce qui souligne une continuité des attaques. « Les forces israéliennes ne se sont pas arrêtées de cibler les enfants même après le cessez-le-feu », a déclaré Srinivasan Muralidhar, président de la commission. « Ces actions constituent une violation directe du droit international et menacent l’existence même des populations palestiniennes. »
Le rapport conclut que les attaques israéliennes contre des zones peuplées sont une preuve explicite d’un génocide visant à éradiquer physiquement le groupe palestinien, avec des conséquences irréversibles sur la santé, l’éducation et le développement des jeunes générations.